Froide nuit d'hiver

Ami,

Alors que la nuit d'hiver a  voilé la Terre

De son manteau de glace, de noir et de silence,

Ne vois tu pas que la vie a fui la lumière ? 

Ne sens tu pas la légère douceur du sommeil

Te couvrir de sa pâle et ultime jouissance,

En attendant qu'ue nouvelle flamme en toi s'éveille ? 

Ami,

La flamme est toujous présente, ne la vois tu pas ?

Creuse les rides de la terre, tu la verras lovée,

Germe fragile, étincelle sous les étoiles du froid.

La nuit n'est pas la mort, le froid n'est pas l'asence, 

Cherche en toi et caresse d'un regard bienveillant

Ce qui fait de ta vie, l'éternelle présence. 

Ne t'endors pas, du jeune Maponos prend grand soin,

Berce-le de tes mains comme un enfant aimé 

Car le radieux Lug, de cet amour a besoin.

Alaudan